Les Lois de l'hospitalité
 
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Les Lois de l'hospitalité

Les Lois de l'hospitalité

 

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en 1923

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13/03/2009      tweet

christed

[Cinéfan]

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a vu à la télé le 13/03/2009 Avis :

Cette satire magistrale ds traditions sudistes est sans doute aussi importante que Le Mécano de la "General" (le film le plus connu de Buster Keaton, 1927). Elle s'ouvre sur un prologue dramatique remarquablement mis en scène qui définit les règles absurdes et meurtrières de la vendetta qui oppose deux familles depuis des siècles. L'intrigue principale nous présente Willy McKay, un jeune homme naïf d'une vingtaine d'années, qui quitte New-York et retourne à sa ville natale (grâce à une odyssée formidablement drôle à bord d'un train archaïque). La cour qu'il fait à une jeune fille rencontrée en chemin (la fille du clan qui a juré sa perte) le place en danger de mort, même si les lois sudistes de l'hospitalité obligent ses ennemis à le traiter correctement tant qu'il est leur invité.
A partir de là, une grande partie de la drôlerie du film découle d'une situation paradoxale : Willy s'efforce de rester le plus longtemps possible chez ses assassins potentiels alors que ceux ci essaient le plus aimablement du monde de hâter son départ. L'habileté de Buster Keaton consiste à ne pas se reposer sur des gags individuels mais sur une maîtrise globale du personnage et de sa situation, de la période, du lieu et de la prise de vue. Le résultat n'est pas seulement drôle, mais d'une grande densité dramatique et plein de suspense, en particulier dans la séquence célèbre ou Willy sauve sa bien aimée d'un plongeon au dessus d'une chute d'eau. Jamais le timing de Buster Keaton n'a été aussi précis, son talent pour provoquer en même temps le rire et la tension, si génialement évident.
 
03/08/2017      tweet
Avis Cinéma
Djayesse

[Cinéphil]

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a vu le film le 03/08/2017 Avis :

Ah, cette fameuse hospitalité de l'Ouest. Celle qui dit qu'un invité est sacré...
Même s'il s'agit d'un ennemi.
Il faut dire que les Canfield et les McKay, en plus d'être voisins, sont ennemis.
Pourquoi ? On ne sait pas trop. Toujours est-il qu'en 1810, John McKay (Edward Coxon) et James Canfield (Tom London) se sont entretués par une nuit d'orage et que depuis, Joseph Canfield (Joe ROBERTS) n'aura de répit que le jour où le fils Canfield, Willy McKay (Buster KEATON) sera mort.
Alors quand Virginie Canfield (Natalie TALMADGE), fille de, invite le jeune homme qu'elle a rencontré pendant le voyage et que ce jeune homme n'est autre que le fils McKay... Les lois de l'hospitalité risquent d'en prendre un sacré coup...

Depuis Roméo & Juliette, les histoires malheureuses de familles rivales ont toujours eu du succès. Surtout depuis l'histoire des Hatfield et des McCoy (d'où les noms choisis pour le film), deux familles du Kentucky en guerre pendant près de trente ans.
Il n'y a pas de raison pour cette querelle. Pas même un âne qu'on aurait refusé de payer sous prétexte qu'il fût boiteux...

Et Keaton traite ce thème avec humour. C'est son deuxième long métrage qu'il dirige, et on retrouve les thèmes habituels, qui avaient été laissé de côté dans The Saphead (c'est normal, il ne l'avait pas dirigé) : un amour naissant promis à l'échec ; un beau-père imposant et hostile ; le héros beaucoup moins imposant que ses ennemis ; de l'action, voire des cascades (dans tous les sens du terme !).

Tout le sel du film vient de cette hospitalité appliquée à la lettre : les Canfield veulent tuer McKay mais ne peuvent pas tant qu'il restera dans la maison. Alors McKay s'installe. Mais il doit tout de même sortir et à chaque fois, c'est l'armada des Canfield qui est mis à contribution, mais - heureusement - sans succès.

L'action a été placée en 1830, soit une quarantaine d'années avant la véritable histoire. C'est surtout l'occasion de ressortir un train antédiluvien évoluant sur (et parfois en hors d') une voie ferrée mobile et capricieuse, s'adaptant parfaitement au relief du tracé, prétexte à de nombreux gags. Et quand le train est réutilisé dans l'intrigue, on pense à The General...
Ce principe sera repris par Morris et René GOSCINNY* dans «Des Rails sur la prairie» (1957), avec tout de même un train plus moderne.

Mais Keaton n'est pas encore à son plus haut niveau. On s'en approche. Il faudra attendre soin film suivant (Sherlock Junior) pour que tout son génie comique s'exprime pleinement.
Mais ne faisons pas la fine bouche tout de même : Les Lois de l'Hospitalité se laisse regarder avec beaucoup de plaisir...
Pour le reste, on sait dès le début que tout va bien se terminer : c'est Keaton qui dirige, pas Charles CHAPLIN. Et on suit avec bonheur cette résolution heureuse : l'amour triomphe de la bêtise et c'est tant mieux.


*A leur tour, ils vont exploiter ce thème dans l'excellent album «Les Rivaux de Painful Gulch» (1962), un incontournable de la bande dessinée et un beau plaidoyer pour la différence.

 
05/12/2018      tweet
Avis Cinéma
rosalie210

[Cinéphil]

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a vu le DVD le 05/12/2018 Avis :

Le deuxième long-métrage de Buster KEATON est aussi l'un de ses tout meilleurs. Car il repose sur les même processus que "Le Dictateur" (1940) de Charles CHAPLIN: transformer la tragédie en comédie en faisant ressortir l'absurdité et le grotesque des comportements destructeurs. C'est le code d'honneur des sudistes au XIX° siècle qui constitue la cible du film de Buster KEATON et plus précisément leur obsession pour la vendetta. Après un prologue dramatique prenant qui pose les enjeux du film, Buster KEATON apparaît dans le rôle d'un homme candide et innocent qui revient dans son village natal à bord d'un incroyable tortillard, réplique de la première locomotive anglaise de 1830 (on connaît la passion de Buster KEATON pour les trains et ce film ne fait pas exception à la règle). Innocent mais coupable aux yeux des hommes de la famille Canfield d'être le fils de la famille rivale. Sans le connaître, alors qu'il n'est pas armé et qu'il ne manifeste aucune intention belliqueuse à leur égard, ceux-ci n'ont de cesse de le poursuivre pour le tuer. J'ai fini par être prise d'un fou rire nerveux devant ces trois gros bêta (le père Canfield et ses deux rejetons), dégainant leur flingue (leur fierté virile à restaurer) au moindre geste que fait Willie McKay (Buster KEATON) pour sortir de leur maison. Car le comble de l'absurde est atteint lorsqu'on apprend qu'ils ne peuvent lui faire du mal tant qu'il est sous leur toit, au nom des "lois de l'hospitalité", c'est à dire des traditions. C'est en se jetant dans la gueule du loup qu'il est le mieux protégé! La suite ne dément pas ce principe. Car c'est en se retrouvant au cœur d'une nature dangereuse que par un enchaînements de hasards, Willie McKay va réussir à se sauver et à sauver sa relation amoureuse avec la fille des Canfield (Natalie TALMADGE) compromise par la hargne bête et méchante du clan. Une séquence finale époustouflante comme les aime Buster KEATON où il effectue des cascades spectaculaires en prenant d'énormes risques. Il a failli y perdre la vie et ce n'était pas du cinéma.
 
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