Paranoïd Park
 
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Paranoïd Park

Paranoïd Park

 

Réalisé par
en 2007

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21/10/2007      tweet

Marie*

[AmateurDeCiné]

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a vu le film au cinéma le 21/10/2007 Avis :

Il faut aller le voir il sort mercredi allez-y tous !!!!
 
04/11/2007      tweet
Avis Cinéma
zem01

[Cinéfan]

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26 avis 



a vu le film au cinéma le 03/11/2007 Avis :

Je suis allé voir le dernier opus de Gus Van Sant avec ma fille de 15 ans, une ado donc! J'étais très intéressée de ses éventuelles réactions, elle qui est plus habituée à voir des films du genre blockbusters (que je ne renie pas d'ailleurs!) et autre films pour midinettes.
Voilà notre dialogue à la sortie de la salle à quelques virgules près!
Moi: -Alors, tu l'a trouvé comment?
Elle: -Nul à chier!
Moi: -Mais encore!
Elle: -On n'y crois pas une seconde à ce truc!
Moi: - Pourquoi?
Elle: -Mais parce que c'est iréel. D'abord pourquoi les flics ne l'ont pas arrêté ? Ils ont retrouvé sa planche dans l'eau avec des traces d'Adn et sûrement des empreintes lui appartenant. Ça tient pas debout son truc!
Moi: Et les scènes de skate?
Elle: Tu rigoles! Jamais vu des scènes de skate aussi nuls! Si un de mes potes (Elle est née, habite et va au lycée à St Denis 9.3) faisait du skate comme ça, il aurait intérêt à se planquer pour en faire car il pourrait pas mettre le nez dehors même un 1er janvier à 8h du mat.
Moi: Mais la façon dont le réalisateur a tourné. Les ralentis. Tu n'a pas trouvé ça intéressant ?
Elle: Maman ! C'était tellement lent que j'ai failli dormir! Nul ton film. La seule scène cool c'est quand on voit le pauvre mec coupé en deux ! Sinon c'est l'anesthésie générale.
Moi: Bon, ok! Et la façon dont les ados sont montrés, comment tu trouves?
Elle: Bon, pour ça je suis un peu d'accord. Ils ont tous des faces de lunes de fumeurs de... et ils sont tous fringués façon ados rebelles du 16ème mais c'est tout. Trop lent ce film. Il vit où le réalisateur ? Dans une navette ou quoi ! Nul! Bon j'ai faim, on va au Mc Do?
Voilà à peu près sa réaction et je ne rentre pas dans les détails lorsque que je lui ai demandé son avis sur la BO du film !
Pour ma part, je suis sortie de la salle mi-figue, mi-raisin. L'ensemble du film est à saluer pour son extrême homogénéité, sa lenteur étrange, les regard empreins d'interrogation, de peur et de doute du personnage principal. Ces allers et retours en spirale qui nous déboussole un peu et puis qui nous éclaire enfin. La très belle scène de la douche qui m'est restée longtemps dans la tête. Cet afflux de pensées qui lui arrivent soutenu par la bande son extraordinaire, pour moi, le plus beau passage du film. Mais je me pose la question de savoir si la fameuse scène de l'homme coupé en deux était indispensable. Cette scène fait plus rire qu'elle ne choque ! Elle est incongrue, comme si on entendait soudain quelques notes de rap dans un concerto pour violoncelle de Chopin. Elle casse le rythme du film. La victime aurait du, selon moi, rester dans l'ombre, comme pour confirmer le fait qu'elle est un cauchemar, certes bien réel, mais un cauchemar quand même pour Alex. Pour moi, ce n'est pas le meilleur film de Gus van Sant sur l'adolescence, j'ai beaucoup plus apprécié la folie d'"Elephant" ou la sensualité particulière de "My Own Private Idaho".
_________________
 
06/11/2007      tweet
Avis Cinéma
jubowski

[CinExpert]

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a vu le film au cinéma le 06/11/2007 Avis :

Aussi embrouillé qu’Elefant était limpide dans son dispositif formel, Paranoid Park a du mal à s’élever dans les éthers ouatés où souhaitait vraisemblablement l’entraîner Gus Van Sant. Dès l’introduction, le ton est donné: morcellement des séquences, abruptes ruptures d‘atmosphère, saturation sonore. L’ambition semble présente à chaque plan, mais tourne à vide, trop lâche. Peut-être un excès de confiance où l’auteur ne se raccroche en fait qu’à sa paresse? Redondance inutile de certaines séquences (filmer prosaïquement l‘écriture d‘un journal intime aura du mal à passer comme pur moment cinématographique…), romantisme raté dans d’autres (les gros plans continuels sur le personnage principal ne fonctionnent VRAIMENT PAS à tous les coups), dramatisation à outrance (effets sonores et ralentis quelques peu « too much ») déjà-vu à la Elefant (ados filmés de dos, couloirs du college), totale inadéquation (dans ce début de métrage en tout cas, et c là tout le paradoxe!) de la musique par rapport au découpage, on dirait un travail effectué à la tronçonneuse, et l’on craint le pire! Ce pire arrive d'ailleurs avec un interminable ralenti d’Alex dans le couloir du bahut sur une si majestueuse compo d‘Elliott Smith, chanson qui chevauche plus heureusement une séquence de skate dans les rues, et c’est à ce moment que le film arrive cahin-caha à s’élever au-dessus des pâquerettes. On sait qu’il y a un meurtre et c’est à partir de là que GVS se sent enfin à l’aise dans son film.
Notre bon Gus n’est pas meilleur que lorsqu’il décrit les affres sensuels et cruels de l’adolescence, faut-il encore qu’il arrive à mieux distiller son inspiration. Sur le plan formel, la photo naturaliste est plus que transcendante et Cleveland semble la plus accueillante des bourgades. Certains cadrages relèvent de la plus pure poésie et atteignent au sublime (c‘est pour ces raisons que votre humble serviteur ne manque pas un seul GVS au cinéma depuis Elefant et ce malgré les défauts récurrents du réalisateur). Les séquences hétérogènes de skate sont tout à fait à leur place en temps que fantasmes stéréotypés de l’imagination d’Alex. GVS révèle enfin ce don virtuose et burlesque de faire coïncider atmosphère musicale-attitude de ses personnages dans une poignée de scènes admirables (Alex dans sa caisse écoutant l’autoradio, la réaction de sa girlfriend lorsqu’il la plaque, et surtout ce magistral et hilarant regroupement des skateurs dans le couloir principal du college, tel Marlon BRANDO et son équipée sauvage!). A signaler, les acteurs amateurs tous excellents dans des rôles plus ou moins proches de leur véritable existence. Ce qui semble un peu artificiel, par contre, est la façon choisie pour signifier la distance d’Alex au monde. Si les passages flous sont bien trouvés, en l’occurrence, les ralentis en gros plan sur les visages de ses interlocuteurs tombent à plat, à cause notamment d’un surplus sonore annihilant l’ambition visuelle et de la complaisance sensuelle que met Gugus à filmer ainsi ces visages.
Mais « Quid de l’histoire? », direz-vous. Traitée comme un incessant flash-back, elle se perd plus ou moins adroitement dans les méandres de la pensée d’Alex, et c’est plutôt réussi, après tout, alors que tant de petits films « d’auteurs » (en français dans le texte, ndlr) ne parviennent pas à justifier leurs surabondantes ellipses et leur absence d’intrigue. Celle-ci relève de l’errance « salingerienne » d’un ado américain plus que du polar avorté, malgré la belle et violente scène de l’ « accident ». Même si les choix de GVS sont maints fois hasardeux, ce film a au moins un grand mérite (au-delà de ses réelles qualités trop éparses), c’est de donner envie de lire le bouquin d’origine les oreilles confortablement blotties sous l'aérienne intégrale du regretté Elliott Smith. Et après tout, ce n'est déjà pas si mal!
 
13/11/2008      tweet

draz

[Cinéfan]

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a vu le film au cinéma le 13/11/2008 Avis :

Dans la continuité de ses derniers films (Elephant, Gerry et autres), Paranoid Park est un film en apesanteur: - dans le microcosme décrit des skateurs et dans la mise en scène virtuose de Gus Van Sant.
On aime ou on n'aime pas, comme toujours. On peut trouver vain cet exercice de style.
Il n'en reste pas moins qu'il s'agit d'un nouvel opus d'un cinéaste à part. Un film sur l'adolescence fait par un adulte, pour un public d'adultes.
 
13/09/2011      tweet
Avis Cinéma
Marty08

[CinExpert]

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a vu le film au cinéma le 13/09/2011 Avis :

Un jeune ado amateur de skate tue par accident un agent de sécurité sur les rails d'un train. Entre cet évènement et la vie de tous les jours, tout se bouscule...
Gus Van Sant réussit presque tout avec "Paranoïd Park". Il pose un portrait attachant de ses personnages, les rendant attachants et plus humains que jamais, les inscrivant dans un récit narré avec brio. De la photographie à la mise en scène, le cinéaste parle de la vie de tous les jours sur fond de crise existentielle, crise déclenchée par un meurtre involontaire et dresse un portrait bouleversant de simplicité et de virtuosité d'un jeune homme à qui tout sourit ou presque. Car le monde dans lequel il évolue n'est ni particulièrement sombre (ses amis sont solidaires, sa famille l'adore et il est compréhensif) ni vraiment tordu, difficile de remettre en cause le personnage, merveilleusement campé par Gabriel Nevins, lui-même merveilleusement servi par une narration intelligente, prenante, entre suspense et déroulement classique. Accompagné d'une superbe bande son et portée par un casting adolescent impeccable, cette quête sans retour ne laisse pas indifférent. Le fait même que le héros ne ressente peu d'émotion pour son acte ne gêne même pas. Il faut croire que c'est volontaire et que le comédien est en parfaite osmose avec le sujet. Un chef d'oeuvre.
 
14/09/2011      tweet
Avis Cinéma
solaje

[GuruCiné]

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a vu à la télé le 13/09/2011 Avis :

J’ai vu ce film à la télé sur « Direct star » (curieux). Bien sûr j’étais allé le voir à sa sortie en salle dans une salle « art et essais », le film m’avais beaucoup plu et presque réconcilié avec le bon cinéma. Alex et un jeune skateur assez tranquille qui recherche des expériences nouvelles pour peu qu’une influence extérieure l’y invite. En « s’amusant » dans une gare de triage il tue accidentellement un agent de sécurité, d’autant plus que la mort de ce dernier est vraiment atroce. Alex vit la plupart du temps livré à lui-même, ses parents se séparent, une oreille amicale et compréhensive aurait plus ou moins réglé partiellement le problème, mais les circonstances font que le pauvre jeune s’enferme dans le silence surtout a son âge ou les sens s’éveillent et ou un traumatisme peut avoir de lourde conséquences pour la suite. Le film traduit très bien le désarroi et la détresse de ce jeune, par ses longs silences, ses absences ponctuelles, par le comparatif avec ses camarades enjoués et décontractés, par cette première expérience amoureuse et les transactions avec des adultes qui veulent tout savoir en ne demandant rien, seules une sincère amie qui aimerait être « la petite amie » soupçonne quelque chose. Film très bien interprété avec un scénario bien combiné.
 
14/09/2011      tweet
 Avis Cinéma
LGé

[CinExpert]

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a réagi le 14/09/2011

"le film m’avais beaucoup plu et presque réconcilié avec le bon cinéma"

Piuis-je rebondir sur cette petite phrase... non pas pour vous asticoter, mais parce que c'est la deuxième fois en quelque jours où, parlant de Gus Van Sant, j'entends/ je lis un propos surprenant...
Un ami me disait il y a peu : "tu te rends compte ! c'est GVS qui a fait Will Hunting !" (voulant dire : c'est incroyable, GVS fait aussi des films "normaux", au propos et à la structure hollywoodienne classique).

Gus Van Sant : il vous retourne toutes vos idées sur le cinéma !
- il y a un bon cinéma, pas aimable a priori (si je peux me permettre de rephraser à mon compte ce que vous avez écrit)
- et c'est faire un film hollywoodien qui est surprenant voire novateur (si je rephrase à mon compte ce que mon pote me disait)
  
15/09/2011      tweet
  Avis Cinéma
solaje

[GuruCiné]

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a réagi le 15/09/2011

Non franchement mon propos était plus simple, j’ai eu une période professionnelle où je me déplaçais beaucoup, forcément je fréquentais peu les salles obscures, j’ai renoué avec la sédentarité et donc les sorties au cinéma en 2007 et j’ai eu la chance de voir à ce moment là de bons films dont « Paranoïd park ». Alors une fois à l’extérieur j’ai presque crié : le cinéma n’est pas mort (je plaisante bien sûr). Franchement je n’ai aucun à priori sur le genre cinématographique et si certains films dit « d’auteur » me plaisent et m’interpellent, d’autres me laissent froid et me font plus penser à du « snobisme du septième art ». De la même façon j’ai souvent été ravi par de grandes productions hollywoodiennes. Mais comme je ne suis pas vraiment un spécialiste, j’aime bien être interpellé sur mes commentaires, cela me permet de me rendre compte que je ‘ai pas été très clair voire ambigu dans mes précisions.
   
06/12/2018      tweet
Avis Cinéma
rosalie210

[Cinéphil]

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a vu le DVD le 05/12/2018 Avis :

La culture japonaise n'est pas la seule à produire des images de mondes flottants, il y a également celles de Gus Van SANT lorsqu'il cherche à traduire les états d'âme de ses personnages adolescents. En 2007, il offrait un prolongement à sa trilogie de la mort avec son magnifique "Paranoïd Park". Une plongée sensorielle dans le psychisme d'un adolescent dissocié qui peu à peu parvenait à retrouver prise sur ce qui l'entourait.

Un événement traumatique dont on découvre la nature à la moitié du film coupe en effet le personnage principal, Alex (Gabe NEVINS) en deux et le fait s'absenter de lui-même. D'un côté son enveloppe vide continue comme si de rien n'était à vivre sa vie quotidienne de lycéen, sauf que la communication avec l'entourage est coupée. Elle l'était déjà sans doute avant le drame. Les parents (séparés) sont flous et lointains, les amis restent à la surface et la petite amie, une pomp-pom girl égocentrique utilise son corps comme un objet sans se préoccuper de ce qu'il y a (ou pas) dedans. De l'autre son esprit flotte en apesanteur à bonne distance de son corps ce qui est un état finalement très proche de la mort. Alex rêve de "prendre un train", de partir, de s'envoler car il est persuadé qu'il y a "autre chose en dehors de la vie normale" mais les séquences au skatepark montrent qu'il reste collé la plupart du temps au sol avec sa planche à regarder les autres s'élancer. Ces séquences oniriques tournées en super 8, au ralenti et en grand angle avec une bande-sonore expérimentale sont de toute beauté. Elles donnent corps (c'est le cas de le dire) à la vision esthétique que GVS a de l'adolescent. Comme ceux de ses autres films, Alex a une gueule d'ange, son visage faisant penser de façon troublante à celui du peintre Raphaël. A partir de cette impression, le cinéaste ne se prive pas de travailler la question de l'innocence et de la culpabilité. Ainsi lorsque Alex se douche, il accomplit un rituel de purification censé le nettoyer de la souillure du crime qu'il a involontairement commis. Mais Gus Van SANT jette un doute sur son efficacité réelle en filmant la scène comme celle de "Psychose" (1960) (dont il a fait par ailleurs un remake). Finalement, c'est en rétablissant un contact avec la terre ferme grâce à une amie plus attentive que les autres, Macy (Lauren McKINNEY) que Alex reprend pied, notamment en rompant avec sa petite amie factice et en libérant sur le papier le poids de sa conscience, symboliquement transformé par la suite en volutes de fumées s'élevant vers le ciel.
 
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