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Lexique du cinéma (F - K)

par FREDCLOCLO

(*) L'astérisque signifie que la définition du mot est sur la même page.
Un mot en bleu est un lien hypertexte vers une autre page et donc pas vers un autre mot !

F

FANTASTIQUE (FILM)

Le film fantastique illustre des thèmes surnaturels. Puisant dans les mythologies, le folklore de tous les pays et dans la littérature, il cherche le plus souvent à susciter la peur. Il se combine avec les autres genres* cinématographiques.

FAUSSE TEINTE

On appelle fausse teinte une variation d'intensité lumineuse qui, lors d'une prise de vues en extérieurs, provient de l'apparition ou de la disparition brusques du soleil. Les verres de vision servent à mieux percevoir les fausses teintes.

FENETRES

Les fenêtres désignent : a) dans les appareils de projection et dans la paroi qui sépare la cabine de la salle, les ouvertures qui laissent passer les images projetées sur l'écran. Sur l'appareil de projection, il existe plusieurs types de fenêtres dont les proportions varient selon les formats projetés; b) dans les couloirs des caméras, les évidements rectangulaires à l'intérieur desquels s'inscrivent les images à la prise de vues.

FESTIVAL

Un festival est une manifestation à but non lucratif, de durée limitée, de périodicité généralement annuelle, au cours de laquelle est présenté un choix de films. Il existe plusieurs sortes de festivals : des festivals nationaux et internationaux, présentant des films de nature variée ou des films apparentés par un sujet, un genre*, un mode de production, un type de réalisation; des festivals qui s'adressent exclusivement à la presse, à un public déterminé ou au grand public. Les festivals se sont multipliés dans le monde. La présentation et surtout le couronnement d'un film dans un festival jouent un rôle dans son lancement*.

FIGURATION

Se dit de l'ensemble des acteurs de complément, muets, utilisés dans une scène, individuellement ou en foule. Il existe plusieurs catégories de figurants selon qu'ils sont habillés en costumes modernes ou d'époque. Ce sont les régisseurs et les assistants metteurs en scène qui trouvent et engagent les figurants. Sur le plateau, ils sont dirigés par l'assistant metteur en scène. Le nombre de figurants utilisés quotidiennement doit être reproduit sur la feuille de service en précisant à chaque fois la quantité d'hommes, de femmes et d'enfants. La figuration est un métier qui a, en France, son syndicat et ses divers barèmes de salaires.

FILM ANNONCE

Ou bande-annonce. Film court de quelques minutes qui annonce la sortie prochaine d'un long métrage. Il est constitué d'images et de sons de ce long métrage remontés pour la circonstance. Il est souvent réalisés par des techniciens dont c'est la spécialité, car il s'agit, en une durée très courte, de résumer, à des fins publicitaires, le sujet et l'atmosphère du film programmé et d'en présenter les acteurs princpiaux. Le coût du film annonce doit être compris dans le devis fait par le directeur de production.

FILMOLOGIE

La filmologie se consacre à l'étude scientifique des films considérés du point de vue physiologique, psychologique et sociologique.

FILM PUBLICITAIRE

Un film publicitaire est un court métrage vantant un produit commercial. Produits par des firmes spécialisées, réalisées par des équipes et interprètés par des acteurs spécialisés ou non, les films publicitaires sont projetés, au cours d'une séance, durant l'entracte. Pendant leur projection, l'obscurité ne doit pas être totale.

FILTRE

Le filtre est un montage optique qui modifie le rendu chromatique des émulsions. Il se présente sous la forme soit d'un disque de verre coloré dans la masse, placé dans une monture que l'on peut visser à l'objectif de la caméra ou de l'appareil photo, soit sous la forme de carrés de gélatine placés dans des montures standard disposées dans les porte-gélatine des parasoleils professionnels. Ce sont ces derniers filtres les plus utilisés. Le principe de chaque filtre coloré est le suivant : il laisse passer les radiations de sa couleur (qui seront donc éclaircies) et absorbe plus ou moins les couleurs complémentaires (qui seront plus foncées) : un filtre jaune éclaircit les jaunes et fonce les bleux. Le filtre exige toujours une augmentation du temps de pose.

FINANCEMENT

Le financement des films est rendu possible aujourd'hui par divers procédés : a) une avance distributeur qui varie selon l'importance du budget du film, du réalisateur, des acteurs qui jouent dans le film; b) une coproduction avec les chaînes de télévision; c) une avance sur recettes, c'est à dire une somme allouée par le C.N.C. sur lecture du scénario et qui doit être remboursée; d) des crédits laboratoires et des crédits bancaires; e) des capitaux privés.

FLAMME (COPIE)

On appelle copies flammes des copies exploitées sur un support de nitrate de cellulose. Depuis 1952, une loi interdit la fabrication et la distribution de ces copies, car le nitrate de cellulose est une matière très inflammable et dangereuse. Les films sont tirés aujourd'hui sur un support non flamme de triacétate de cellulose.

FLASH-BACK (OU RETOUR EN ARRIERE)

Un plan ou une séquence ou une suite de séquences insérés dans un récit cinématographique et rapportant des évènements chronologiquement antérieurs à l'action forment un "flash-back". Autrefois, divers procédés visuels signalaient le commencement et la fin du "flash-back". Ils sont maintenant abandonnés pour la plupart.

FLASH-FORWARD

Ce terme américain désigne une figure de style, par opposition au "flash-back"*. Dans le "flash-forward" (plan, séquence ou suite de séquences), on fait apparaître une action chronologiquement postérieure au récit dans lequel elle s'insère. D'un maniement délicat, et pour cette raison, d'un emploi assez rare, le "flash-forward" peut se combiner avec le "flash-back".

FOCALE

Si l'on place un objectif devant un point lumineux et à l'arrière de l'objectif une feuille de papier formant écran, on appellera distance focale la distance qui sépare l'écran du foyer de l'objectif et où l'image du point lumineux se forme avec le maximum de netteté. Plus la distance focale est courte plus le champ embrassé est vaste et vice-versa. On comprend que cette règle soit capitale pour la prise de vues cinématographique. Il existe différents types d'objectifs qui se caractérisent par la longueur de leur focale : a) les objectifs à focales variables ou zooms; b) les courtes focales ou grands-angulaires : elles créent des champs plus larges que la normale. Le décor filmé parait étiré en longueur et la vitesse d'un personnage qui s'approche de la caméra est d'autant plus rapide que la focale est courte. La profondeur de champ est grande . Les courtes focales sont en général utilisées dans des décors ne permettant pas le recul, mais elles déforment leurs perspectives. c) les focales normales : elles donnent une perspective voisine de celle de l'oeil. d) les longues focales : il s'agit des objectifs supérieurs au 50 mm en 35. Le champs est d'autant plus réduit que la focale est plus longue, la vitesse d'un personnage s'approchant de la caméra est très réduite. Il n'y a pas ou peu de profondeur de champ. Les longues focales sont utilisées lorsqu'il est difficile de s'approcher du sujet et lorsque l'on désire faire des gros plans* du visage. Les focales sont différents selon que l'on tourne en 16 ou en 35 mm. On passe pratiquement du simple au double.

FOND

On appelle fond tous ce qui, pendant le tournage d'un film, apparaît dans le champ de la caméra, à l'extrème limite de la profondeur de champ. Le fond est fonction de la focale* et de l'éclairage utilisés. S'il s'agit d'une longue focale, il apparaîtra flou. Il arrive aussi que, au cours d'une prise de vues, le point soit fait sur tout ce qui apparaît au premier plan : le fond est alors flou. L'éclairage des fonds varie selon que le tournage s'effectue en studio ou en décor réel : il dépend de toutes façons de l'ambiance.

FONDU

Apparition ou disparition totale de l'image soit par ouverture et fermeture du diaphragme, soit à l'aide d'un trucage fait en laboratoire avec la truca.

FOOT-CANDLE

Le foot-candle est une unité d'éclairement qui vaut 10,78 lux. L'utilisation de ce terme vient du fait que les instruments de mesure et les ouvrages techniques sont d'origine américaine.

FORMAT (DE PELLICULE)

Il se définit par un nombre qui représente la largeur (en mm) du film. Il existe six principaux formats de pellicule : les 70 et 35 mm, à usage exclusivement professionnels; les 16 mm, à usage professionnels et amateurs; les 9,5, 8 et super 8, à usage presque exclusivement amateur. Le 35 mm est le format le plus utilisé. Il date des débuts du cinéma et n'a pas cessé d'être le format du cinéma commercial. On l'appelle format standard. Le film est celui utilisé dans les appareils 24 x 36. Bien entendu, le nombre de détails contenu dans une image croît avec la surface de l'image : un film tourné en 70 mm aura une meilleure image qu'un film tourné en 35 mm.

FORMAT (DE PROJECTION)

Les formats de projection concernent la grandeur de l'image telle qu'elle doit être projetée. Les dimensions de l'image sur l'écran sont proportionnelles à celles de la fenêtre de projection de l'appareil. Pour des raisons de sécurité, cette fenêtre est légèrement plus petite que la fenêtre pratiquée dans le couloir de la caméra. Le format de l'image à la projection est désigné par un rapport. Si le format est, par exemple 1,65 x 1, cela signifie que l'image est n fois plus large que haute, c'est à dire que sa largeur vaut n  quand sa hauteur vaut 1. C'est pourquoi les formats de projection ont considérablement évolué depuis l'apparition du cinéma muet jusqu'à aujourd'hui. Les principaux formats sont :

a) le format du muet. Il s'agit de pellicule 35 qui donne à la projection un rapport 1,33 x 1;
b) le format du cinéma sonore dont le rapport est 1,37 x 1. Il a fallu placer la piste optique et donc réduire la largeur de l'image;
c) le Cinémascope;
d) le film large : 1) la Vistavision dont le défilement à la projection était horizontal. Le rapport était de 1,85 x 1,2). Le 70 mm, au rapport de projection 2,2 x 1. Le film est tourné sur une pellicule 65 mm (dans l'ex U.R.S.S sur une pellicule 70 mm) et tiré en 70 mm. Ce format fonctionne avec six pistes sonores magnétiques;
e) les formats panoramiques qui réduisent la hauteur de la fenêtre de projection et agrandissent l'image par un changement d'objectif. Il sont au nombre de trois :

le 1,65 x 1 (le plus répandu);
le 1,75 x 1 (en Italie);
le 1,85 x 1 (aux Etats-Unis).

A partir de tous ces formats se pose le respect des oeuvres à la projection. La cabine de projection idéale serait celle qui possèderait les fenêtres permettant la projection des formats ci-dessus. Mais ce type de cabine est fort rare. D'où, aussi, les problèmes posés au réalisateur quant au choix du format : la plupart du temps, il ne peut pas savoir quel va être le format de son film projeté soit au cinéma, soit à la télévision. D'où, souvent les trahisons : un film tourné en 1,37 x 1 sera projeté en 1,66 x 1 ou 1,85 x 1. Dans ce cas, mais ce n'est qu'un exemple entre cent, l'image sera coupée en haut.

FRAME

En informatique, les termes anglais de frame(s) per second ou FPS sont couramment utilisés pour désigner le nombre d'images par seconde. Au cinéma, le nombre d'images par seconde, qui était au début de 16 ou 18 images par seconde, fut normalisé à 24. À la télévision, le système européen PAL (ou SÉCAM en France) est de 25 images par seconde. Aux Étas-Unis et au Japon, la norme NTSC est de 30 images par seconde.

G

GAG

Un gag est un mécanisme qui, dans un film, cherche à provoquer le rire du spectateur par l'introduction d'éléments créant un effet de rupture par rapport à la continuité de la scène : ils interviennent dans l'espace, dans le dialogue, dans la bande son, dans le montage. Il existe donc des gags visuels et des gags auditifs.

GELATINE

La gélatine (qu'il ne faut pas confondre avec le filtre du même nom) est une matière que l'on place à l'extérieur des fenêtres* pour les tournages en intérieurs. Elles se présente sous forme de rouleaux qu'un électricien coupe à la demande. Elle sert à filtrer la lumière du jour pour rétablir la température de couleur. Le chef opérateur peut utiliser une gélatine orangée ou une gélatine gris neutre.

GENERAL (Voir PLAN)

GENERIQUE

Le générique est la présentation, sous forme de liste, de tous les techniciens et acteurs qui ont collaboré à la réalisation d'un film. Dans le passé, le générique était placé au début du film, mais force est de constaté qu'aujourd'hui, la tendance est de le placer en fin de film. Parfois aussi un générique est précédé d'une séquence prégénérique. Parfois aussi le générique se déroule sur des images du début du film : le tirage des images est dans ce cas moins bon car il faut tirer un contretype sur lequel est inscrit le générique. Les contrats des principaux acteurs stipulent toujours qu'elle va être leur place au générique ainsi que la grosseur de leurs noms sur les différents cartons.

GENRE

Un genre est une forme de la création cinématographique qui possède son caractère, ses lois et son attrait propres. Chaque genre implique une action, des personnages, des péripéties, un mouvement dramatique, un style. La répartition en genres était essentielle dans le cinéma américain, pour la production comme pour le public. Il existe une hiérarchie des genres qui subsite encore dans la séparation de moins en moins sensible entre les genres populaires (film d'aventures, film fantastique*, de science-fiction) et les grands genres comme le film historique*.

GIRAFE

La girafe est une perche au bout de laquelle est placé le micro pour enregistrer le son. Elle a l'avantage sur la perche que tient l'assistant au son (perchman) de reposer sur un support à roues que l'on peut déplacer sans fatigue et d'évoluer plus aisément au-dessus du cadre. Un système de roulettes dirigées par le perchman permet de l'abaisser et de l'élever à volonté.

GLAMOUR

Terme d'origine américaine, le "glamour" désigne la séduction physique et érotique dont une personne est dotée, séduction particulièrement propre au rendu photographique. Dans le "glamour", naturel ou fabriqué, il n'y a pas de star.

GONFLAGE

Ou agrandissement. Opération qui consiste à agrandir à un format supérieur un film tourné sur pellicule de dimension plus petite. Le gonflage se fait généralement du 16 au 35 mm. L'opération est rendue nécessaire par le fait que la diffusion en salles commerciales du 16 mm est pratiquement impossible. Toutefois, le résultat n'est pas aussi bon que le 35 mm et le coût est assez élevé. Le gonflage nécessite de grandes précautions. Il faut, pour le tournage, utiliser des caméras à grande fixité, c'est à dire munies de contre-griffes*. Les collures en 16 mm sont souvent gênantes, il faut donc les éviter. Le négatif choisi doit avoir le maximum de définition. Le choix du laboratoire est important.

GRAIN

On dit qu'une émulsion a du grain lorsque sa sensibilité est élevée. Les pellicules à grain donnent souvent un caractère d'authenticité aux sujets choisis.

GRAND-ANGULAIRE (Voir FOCALE*)

GRIFFES

Les griffes sont des petites pointes de métal qui, lorsque la pellicule est mise en mouvement par le mécanisme d'entraînement de la caméra, s'engagent et se dégagent des perforations du film pour le déplacer image par image devant la fenêtre. Des contre-griffes immobilisent la pellicule pendant l'exposition.

GROS PLAN (Voir PLAN)

GROUPE ELECTROGENE

Le groupe électrogène est un véhicule constitué par un générateur de courant qui fournit de l'électricté pour les tournages de film. Très utile quand on ne peut pas faire de branchement. Il a le désavantage d'être bruyant et il est souvent dificile de la garer.

GRUE

La grue est un véhicule qui permet, à l'aide d'un bras, de faire des mouvements de grands amplitude en hauteur, en largeur, en longueur. Le metteur en scène, le cadreur et l'assistant au point sont assis d'un côté du bras tandis que des machinistes, après équilibrage de l'ensemble avec des gueuses, sont responsables des différents mouvements. L'une des grues qui montent le plus haut est la SamMyghty : elle peut aller à 8,20 m. Les grues servent en général à découvrir des paysages et à montrer des mouvements de foule.

GUERRE (FILM DE)

Un film de guerre, au sens large, est un film qui met en scène toute action guerrière. En fait, cette dénomination s'applique surtout aux films évoquant des épisodes réels ou imaginaires de la Première et de la Seconde Guerre mondiale. Le genre* a d'ailleurs connu une grande vogue après ces deux conflits. Le film de guerre verse facilement dans la propagande.

GUEST STAR

Ce terme américain désigne une star ou une vedette tenant dans un film un rôle court mais remarquable par son importance ou par sa nature. Couramment appliqué à la télévision américaine, le principe de la "guestsStar" offre deux avantages : il permet à la production d'avoir à l'affiche un nom célèbre pour un cachet modique, et à certaines stars vieillissantes de maintenir le contact avec le public.

H

HALO

Un point lumineux de grande intensité photographié sur une pellicule provoque autour de l'image obtenue un cercle dégradé appelé halo. Toutes les pellicules actuelles sont antihalo. Le support est, pour qu'il n'y ait pas de halo, soit teinté en gris neutre (pour les pellicules négatives noir et blanc), soit recouverte d'une couche noire (pour les pellicules couleur et inversibles*). On élimine ces enduits pendant le développement.

HAUT-PARLEUR

Appareil dont l'élément essentiel est une membrane qui peut vibrer sous l'action mécanique des courants sonores et qui permet de reproduire de la musique, des voix et des effets sonores. La qualité d'un haut-parleur dépend de l'acoustique de la salle et de l'endroit où il se trouve placé par rapport aux spectateurs.

HAYS (CODE)

Pour lutter contre les violentes critiques adressées au cinéma par les associations religieuses, Will Hays, président de la Motion Pictures Producers and Distributors of America Inc., fit adopter tacitement par les maisons de production et de distribution américaines un ensemble de règles régissant la censure à l'intérieur de la profession cinématographique, à la fin des années 20. Ce code d'autocensure, dont les stipulations sont tantôt précises et tantôt vagues, restera en vigueur jusqu'au début des années 70. Il a commandé indirectement une partie de l'expression cinématographique (usage de symboles).

HISTORIQUE (FILM)

Au sens large, tout film montrant une action située dans le passé et s'efforçant de reconstituer celui-ci est un film historique : ainsi défini, le film historique comprend le film de guerre* aussi bien que le western. Au sens visuel, le film historique se confond avec le film à costumes : mettant en scène des personnages imaginaires, il fonde son attrait sur la recréation des costumes et des décors.

HMI

Les projecteurs de lampes HMI (aux halogènupes métalliques) sont des projecteurs utilisés en extérieurs. Ils donnent une très grande puissance pour une faible consommation et leur spectre approche celui de la lumière du jour. 

HOLOGRAMME

L'hologramme est le produit de l'holographie*. Il s'agit historiquement d'un procédé de photographie en relief. Aujourd'hui, un hologramme représente une image en trois dimensions apparaissant comme
« suspendue en l'air ». Le mot hologramme provient du grec holos « en entier » et graphein « écrire».
On produit un hologramme en éclairant un objet par une source de lumière cohérente (laser) et en enregistrant sur une surface sensible (par exemple, une plaque photographique) les franges d’interférences obtenues en combinant l’onde émise par la source laser (onde de référence) et l’onde réfléchie par l’objet. Lors de la « restitution » de l’image holographique, l’hologramme est éclairé par un laser (voire par une lumière non cohérente) et il agit alors comme un réseau de diffraction, pour former une image en relief de l’objet initial. Un avantage de cette technique est que chaque morceau d’hologramme peut restituer la même image que l’hologramme entier vu sous un certain angle, netteté mise à part, même si l’on a cassé la plaque. Au lieu d’être produit à partir d’un objet réel, un hologramme peut être aussi calculé par un ordinateur à partir d’une image de synthèse en 3D.

HOLOGRAPHIE

L'holographie est un procédé d'enregistrement de la phase et de l'amplitude de l'onde diffractée par un objet (voir DIFFRACTION). Ce procédé d'enregistrement permet de restituer ultérieurement une image en trois dimensions de l'objet. Ceci est réalisé en utilisant les propriétés de la lumière cohérente issue des lasers. Le mot holographie vient du grec holos « en entier » et graphein « écrire ». Holographie signifie donc « tout représenter ».

HYPERGONAR

Objectif à lentilles sphériques mis au point en 1925 par le professeur Chrétien et qui est utilisé pour le tournage des films en Cinémascope. A partir d'une pellicule 35 ou 16 mm, l'objectif comprime l'image à la prise de vues et celle-ci est restituée par un objectif spécial à la projection.

I

IMAGE PAR IMAGE

On appelle image par image la technique cinématographique consistant à enregistrer une image, à arrêter la caméra, puis à enregistrer une nouvelle image. Ce principe simple sert dans le dessin animé, mais aussi dans le cinéma de prises de vues réelles pour obtenir des substitutions, apparitions, disparitions d'acteurs ou d'objets.

IMAGES

Les images désignent les clichés qui composent un film : on dira d'un film qu'il est projeté à 24 ou 25 images seconde. Les images désignent aussi les plans d'un film et, comme eux, elles sont des créations esthétiques et intellectuelles du metteur en scène.

INFINI

Espace de la profondeur de champ où les objets et les personnages filmés apparaissent nets dans le plan.

INSERTS

Plans qui sont tournés séparément; hors de la continuité nécessaire d'un tournage, pour être ensuite intercalés au montage. Ils représentent des documents (livres, lettres, journaux) ou des objets dont l'utilisation est nécessaire à l'action. Le terme est parfois, dans un sens impropre, assimilé à celui de gros plan*.

INSONORISATION

Opération qui consiste à rendre imperméables aux entrées et sorties de sons certains locaux où vont avoir lieu des enregistrements sonores : l'insonorisation d'un plateau ou d'un auditorium. Par ailleurs, on peut insonoriser certaines caméras non silencieuses à l'aide d'un blimp.

INSTANTANE

On appelle instantané une photographie obtenue avec un temps de pose extrèmement court. Dans un film, un instantané est un plan où les objets sont perçus très rapidement et où les personnages apparaissent comme immobiles.

INTENSITE

Quantité d'électrons qui se déplacent dans un conducteur sous la poussée d'un courant électrique. Cette quantité, mesurable, est proportionnelle aux effets produits par le courant. On parle, par exemple, de l'intensité de la lumière* dont l'unité est la bougie et dont la quantité nécessaire à l'exposition d'une émulsion est calculée à l'aide d'une cellule. On calcule cette quantité en foot-candle*. On parlera aussi de l'intensité lumineuse offerte par les projecteurs utilisés pour éclairer les plans

INTERDICTION

Tout film peut être frappé par la Commission de contrôle d'une interdiction. cette interdiction est soit totale (l'exploitation du film est interdite sur tout le territoire français), soit partielle (interdiction aux moins de treize ans, aux mineurs, classement X). L'interdiction s'étend à tout le matériel publicitaire. Certaines autorités locales peuvent être amenées à prendre des mesures d'interdiction particulières, indépendamment des décisions de la Commission de contrôle.

INTERIEURS

Lorsque des décors d'intérieurs ne sont pas construits en studio, les tournages en intérieurs réels posent divers problèmes. Ce sont, d'abord, les autorisations qu'il faut demander aux propriétaires des appartements ou aux représentants des organismes officiels. Ces autorisations sont généralement assorties de compensations financières. Ensuite se pose le problème de l'obtention du courant électrique, soit par l'utilisation d'un groupe électrogène* souvent bruyant, soit par l'installation d'un branchement. Enfin, tourner en intérieurs réels pose des problèmes à la prise de vues : décors qu'il faut aménager et espace dans lequel il est difficile de se déplacer et pour lequel l'utilisation de courtes focales est rendue nécessaire.

INTERNEGATIF

On appelle internégatif une copie négative obtenue à partir d'un inversible* ou d'une copie positive.

INTERPRETATION

Le terme s'applique à la qualité bonne ou mauvaise du jeu d'un acteur. Il désigne également l'ensemble des acteurs d'un même film.

INTERTITRE (Voir CARTON)

INVERSIBLE

Une pellicule inversible est une pellicule qui, au développement, donne directement un positif sans passer par l'intermédiaire d'un négatif. Tous les films amateurs sont des inversibles. Les pellicules inversibles sont utilisés par les professionnels en 16 mm. Elles n'existent pratiquement pas en 35 mm. Le grain* des pellicules inversibles est beaucoup plus fin que celui des pellicules négatives 16 mm. Leur latitude de pose (voir EMULSION) est faible. On peut à partir d'une pellicule inversible tirer des internégatifs*. L'original n'est, au cours des différents travaux, jamais projeté.

IRIS

L'iris est l'ensemble de petites lamelles mobiles qui, dans l'objectif, laissent passer la quantité de lumière nécessaire à l'exposition de la pellicule. L'iris est donc assimilable au diaphragme. Il tire son nom de l'iris qui règle la quantité de lumière pénétrant dans l'oeil. L'ouverture et la fermeture à l'iris sont des opérations consistant à ouvrir ou à fermer lentement le diaphragme de manière à élergir ou à diminuer le champ de la caméra. Elles ont surtout été utilisés au temps du cinéma muet.

J

JEUNE PREMIER

L'expression désigne à la fois un jeune comédien à succès et le caractère (généralement sympathique) qu'il incarne. Chaque génération élit de nouveaux "jeunes premiers".

JOURNAL CINEMATOGRAPHIQUE

Ou récit de tournage. C'est un ouvrage qui rapporte, de façon détaillée ou succinte, les différentes étapes de la production et du tournage d'un film. Il a la forme d'un journal ou d'un récit linéaire. Il est rédigé par l'un des collaborateurs du film (metteur en scène, scénariste, acteur) ou par un journaliste engagé à cet effet.

JOURS DE TOURNAGE

Les jours de tournage sont préparés par l'assistant réalisateur, en accord avec le metteur en scène et sous la supervision du directeur  de production. La feuille de service organise la journée de travail. Les horaires sont fonction des décors où l'on va tourner.

K

KEY-LIGHT

Le Key-light est la méthode dont se sert le chef opérateur en studio ou en intérieurs réels pour mesurer la lumière incidente utilisée pour la prise de vues. Cette méthode consiste à adopter une fois pour toutes une ouverture de diaphragme et à mesurer les niveaux d'éclairement qui vont servir pour le tournage. Il s'agit de mesurer la quantité de lumière et non sa qualité, Chaque chef opérateur joue du key-light qu'il a lui-même choisi.

KINEMACOLOR

Procédé de cinéma en couleurs mis au point en Grande-Bretagne par G.A. Smith. Ce procédé, qui date de 1908, était bichrome : les images étaient enregistrées sous deux écrans, rouge et vert, à la vitesse de 32 images seconde.

KINESCOPE

Procédé utilisé dans les studios de télévision pour enregistrer sur un film 16 mm des images électroniques. Le Kinescope sert surtout à la constitution et à la conservation des archives.

KINETOSCOPE

Appareil inventé par Edison en 1890 et destiné à visionner des images animées. Le kinétoscope se présente sous forme d'une boite en bois de 1,50 m de hauteur, à l'intérieur de laquelle la pellicule défilait de façon continue sur un système de rouleaux. Le film était monté en boucle et passait à une vitesse comprise entre 23 et 30 images seconde. Le kinétoscope fut surtout exploité, au début du siècle, dans les fêtes foraines des Etats-Unis et d'Europe. Les films qu'il présentait étaient tournés avec le kinétographe, également mis au point par Edison.

KINOPANORAMA

Equivalent soviétique (1958) du Cinérama américain permettant des prises de vues à trois caméras.

KODACHROME

Procédé de films en couleurs obtenu par trichromie (synthèse soustractive). Le kodachrome fut mise au point, dans les années 30, à partir de recherches faites par Kodak sur l'Eastmancolor. Le Kodachrome est normalement utilisé pour les petits formats.

KODAK

Nom d'une société américaine de pellicule et de matériel photographique; Kodak est sans doute l'un des plus grands empires industriels du monde. G. Eastman la fonda en 1884 et, dès 1888, mit en vente un appareil photographique nommé Kodak fonctionnant avec de la pellicule sur papier. Un an après, le technicien de l'usine Kodak mit au point une pellicule sur support soluble. En 1895, l'appareil photo à soufflet était né. Les usines Kodak se trouvent à Rochester, aux Etats-Unis. Malgré, dans un premier temps, la concurrence européenne (Pathé en France, Agfa en Allemagne), Kodak prit un essor considérable; cette société supervise de nombreuses usines et filiales dans le monde. 

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Ce dossier est constitué actuellement de 8 pages classées par ordre alphabétique.

Voir également le dossier : LES METIERS DU CINEMA

L'EQUIPE DE PRODUCTIONL'EQUIPE DE TOURNAGE - L'EQUIPE ARTISTIQUE - L'EQUIPE DE MONTAGE AUTRES METIERS

Ces pages sont bien entendu non-exhaustives, vu l'évolution galopante du 7ème Art depuis sa création. Aussi, j'encourage vivement les lecteurs de ces dossiers à se manifester (via le forum "LEXIQUE ET METIERS DU CINEMA), afin de les compléter.






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