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Les enfants prodiges

par FREDCLOCLO

Dès l'instant où, devant la caméra de Louis LUMIÈRE, un jeune farceur avait joué un mauvais tour à un brave jardinier (L'Arroseur arrosé, 1895), les enfants avaient conquis leur place au cinéma, et dans le coeur du public. Les premiers films de l'histoire du cinéma sont pleins de petits garçons rusés et de petites filles angéliques. En 1911 seulement, le nom des acteurs commença à être indiqué aux génériques des films; à cette époque les visages de nombreux enfants, comme par exemple Jack PICKFORD, et sa grande soeur Mary PICKFORD, Adèle de GARDE, Yale BOSS, Gladys EGAN, John TANSEY et Lila LEE, étaient déjà bien connus du public.

  
Jack PICKFORD                  Adèle DE GARDE                    Yale BOSS

Mais ce n'est qu'à partir des années 20 que les premières jeunes stars des films de long métrage s'imposèrent : Wesley BARRY, âgé de treize ans, dans Dinty (1920) et Jackie COOGAN (de sept ans son cadet) dans le merveilleux film de CHAPLIN Le Kid / Le Gosse (1921). La quantité de courts métrages interprétés par des enfants (et reposant presque exclusivement sur un  comique facile) est tout à fait significatif de ce nouveau phénomène, qui se confirma à partir de 1921 par la série Our Gang, lancée par Hal ROACH, elle se poursuivit jusqu'en 1944. 

Our Gang 

La série, une des plus connues et des plus réussies dans l'histoire de cinéma, est remarquée par la présentation d'enfants se comportant d'une manière relativement naturelle. À l'opposé des habitudes du cinéma d'alors, où les enfants acteurs étaient souvent toilettés pour imiter des stéréotypes et des manières d'adultes, pour illustrer des scènes de vol, ou bien pour fournir des instants « mignons ». Hal ROACH, producteur et créateur de la série, et Robert F. McGOWAN, le premier directeur, travaillèrent pour filmer les nuances non-travesties et crues propres aux enfants. La série est aussi célèbre pour avoir placé ensemble des garçons, des filles, des blancs et des noirs, dans un groupe en tant qu'égaux ; le « franchissement d'un nouveau pas » selon l'historien du cinéma Leonard MALTIN. Une telle chose n'avait jamais eu lieu auparavant dans le cinéma, mais fut commune par la suite, après le succès des Our Gang (Les Petites canailles (1933)). Le thème musical de tous les court-métrages Good Old Days est composé par Roy SHIELDS. Les quatre-vingts épisodes « parlé » produits par le Hal Roach studios sont passés à la télévision américaine sous le nom de The Little Rascals, mais MGM garde le nom original Our Gang. En France, la série est diffusée à partir du 25 novembre 1962, sur la RTF, alors l'unique chaîne de la télévision française, à raison de deux épisodes à la fois, le dimanche, vers 19h25. La série est reprogrammée en 1984 dans une émission de Récré A2 sur Antenne 2. Penelope SPHEERIS en réalisera un film Les Chenapans (1994) (The Little Rascals) pour Universal Pictures avec des jeunes acteurs ayant une forte ressemblance à ceux de l'original. 

   
Les épisodes de la série, au début du parlant, furent réalisés en anglais, allemand, français et espagnol.
 Les enfants apprenaient à s'exprimer phonétiquement en langue étrangère.

COOGAN, la première petite vedette

Wesley BARRY et son successeur Ben ALEXANDER ne connurent la célébrité que pendant deux ou trois ans, tandis que la cote de popularité de Jackie COOGAN resta au zénith pendant dix ans. Aujourd'hui, on a pratiquement oublié l'extraordinaire phénomène de vedettariat représenté par COOGAN jusqu'au début du parlant. Il fut "vendu" exactement comme Snoopy ou les Beatles : on trouvait des poupées à son effigie, sa photo sur des bérets, des boîtes d'allumettes et sur mille autres objets. En 1924, alors qu'il n'avait pas dix ans, il accomplit une tournée en Amérique puis en Europe en faveur de la création d'un fonds pour les orphelins. Il fut reçu à Genève par la S.D.N. et à Rome par le pape qui lui remit la croix d'or de l'ordre de Jérusalem. Dès 1925, il aurait pu s'arrêter de travailler grâce à sa colossale fortune (pourtant il ne tournait guère plus de deux ou trois films par an). Il le fit provisoirement en 1927 pour aller présenter dans le monde entier un spectacle de music-hall.
Il revint à l'écran à l'avènement du parlant. A l'âge de quinze ans il apparut dans Tom Sawyer (1930), puis dans Huckleberry Finn (1931). Il n'était plus désormais assez jeune pour continuer à jouer des rôles de gamins. En 1935, son père, qu'il adorait, mourut dans un accident d'automobile; sa mère se remaria avec l'administrateur des biens de la famille et mena joyeuse vie en dépensant avec celui-ci l'argent gagné par son fils au cours des dix années écoulées. Jackie avait bien demandé de pouvoir disposer de son capital mais sa mère fit la sourde oreille.
Quand, deux ans plus tard, il épousa Betty GRABLE (encore peu connue à l'époque), il fut obligé d'intenter un procès à sa mère et à son beau-père, mais la somme qu'il réussit à obtenir couvrait à peine les dépenses engagées pour ce long procès. Le scandale cependant, entraîna la promulgation d'une loi, aujourd'hui abrogée, passée à l'histoire sous le nom de "loi Coogan", qui obligeait les parents et tuteurs d'enfants-acteurs à conserver la moitié des gains de ces derniers jusqu'à ce qu'ils eussent atteint la majorité légale.
Jackie COOGAN, quoi qu'il en soit, était le roi des enfants-vedettes au début des années 30, mais l'avènement du parlant fut également exploité par d'autres petits acteurs. Leon JANNEY, par exemple, né en 1917, un blondinet vif et frisé qui avait travaillé auparavant sous le nom de Leon RAMON, joua dans 50 films environ, dont certains de la série Our Gang en 1927. Il obtint une grand succès en 1930 dans le rôle de l'enfant loyal de Courage et, pendant les deux années qui suivirent, il eut de nombreux rôles principaux; au moment de l'adolescence, il connut le même sort que COOGAN et disparut des écrans.


Jackie COOPER, superstar

Une nouvelle petite star plus importante que Leon JANNEY, et qui avait elle aussi fait partie de Our Gang, commença à briller au firmament hollywoodien. Jackie COOPER, né en 1922, fit sa première apparition cinématographique à l'âge de trois ans; son oncle, le metteur en scène Norman TAUROG, lui confia le rôle principal dans Skippy (1931), un film qui connut un prodigieux succès. COOPER devint une vedette importante et son interprétation lui valut une nomination à l'Oscar. Il connut le même honneur l'année suivante avec Le Champion (1931) (The Champ) dans lequel il avait Wallace BERRY pour partenaire.
En 1931, COOPER tourna dans trois autres films, dont une suite de Skippy. Au cours des quatre années suivantes, il joua dans une dizaine de films; dans trois de ceux-ci, il retrouva Wallace BEERY, notamment dans L Île au trésor (1934) (Treasure Island).
Jackie COPPER n'était pas ce qu'on appelle un joli petit garçon : sa mie boudeuse et ses cheveux filasses, son don pour les larmes lui valurent nombre de rôles pathétiques mais il savait aussi être très spontané (du moins dans les débuts) et même drôle. Devant la caméra il était fascinant de naturel, se tirant aussi bien des scènes comiques que des scènes émouvantes. En 1934, on enregistra un léger recul de COOPER dans la faveur du public. Pour certains critiques cela était du à sa manière de jouer qui était devenue plus affectée. Ce fut pour ce garçon de douze ans un choc brutal. On le revit sur les écrans à la fin de la guerre dans deux films mineurs et à Broadway dans plusieurs spectacles assez mauvais. Depuis 1948, date de son dernier passage à la télévision, il a joué dans deux ou trois films quio n'ont pas laissé un impérissable souvenir dans la mémoire de deux qui les ont vus.



Jackie COOPER et Wallace BEERY
dans The Champ 

Un enfant très intéressant et amusant Jackie SEARL, fut engagé pour être le partenaire de COOPER  dans Skippy. Pratiquement oublié de nos jours, il joua dans deux fois plus de films que COOPER. Il ne devint jamais une grande vedette, pourtant ses interprétations étaient assez brillantes : il fut particulièrement apprécié au côté de la sauvageonne Janes WITHERS. Il était spécialisé dans les rôles de gamins grossiers, arrogant, servile, sot et prétentieux. A l'époque où la majorité des enfants de Hollywood s'efforçait de présenter l'image rassurante du bon petit ange, son choix de rôles totalement antipathiques lui donna une place à part et profondément originale dans la foule des stéréotypes hollywoodiens.

L'éternel gamin : Mickey ROONEY


De tous les jeunes garçons qui devinrent des vedettes de l'écran, Mickey ROONEY (de son vrai nom Joe Yule Jr.) est resté le plus fameux. Cet enfant de la balle (ses parents était acteurs de théâtre) est né en 1922 et participa à des spectacles dès l'âge de deux ans, pour la bonne raison que ses parents ne voulaient pas se séparer de leur fils. A quatre ans, il était déjà un danseur connu et apprécié. Il fait sa première appartition à l'écran à l'âge de six ans dans le rôle d'un nain et obtient tout de suite le premier rôle dans une série de films comiques  réalisés entre 1927 et 1932 et inspirés d'un héros de bandes dessinées, Mickey McGuire.
Cette série de courts métrages interprétés par des enfants fait directement concurrence à Our Gang de Hal ROACH. A partir de ce moment, Joe Yule Jr. devient Mickey McGuire et pendant les cinq années suivantes, au cours desquelles la série passe du muet au parlant, le jeune garçon est connu sous le nom du personnage qu'il interprète. Il porte des culottes courtes et des bretelles, de grosses chaussures et un chapeau melon trop petit pour lui. Il est dominateur, présomptueux et aussi, selon certaines mauvaises langues, un peu affecté; bref, personne ne peut ignorer sa forte personnalité. Hal ROACH aura tout le temps de regretter, dans les années suivantes, de l'avoir refusé, ainsi que Shirley TEMPLE, pour Our Gang, alors qu'ils étaient encore des inconnus.

Lorsqu'en 1932 Mickey abandonne la série McGuire, il perd aussi le droit d'en porter le nom. C'est désormais sous le pseudonyme de Mickey ROONEY qu'il va poursuivre sa prolifique carrière : au cours des trois années suivantes, il tourne dans vingt-cinq productions et réussit, grâce à son talent, à relever le niveau, plus que moyen, de la plupart d'entre elles. On peut en juger dans Le Songe d une nuit d été (1935) (A Midsummer Night's Dream), réalisé par Max REINHARDT et William DIETERLE, où le rôle de Puck lui va comme un gant.
En 1936, il se mesure au doux Freddie BARTHOLOMEW dans Le Petit Lord Fauntleroy (1936) (Little Lord Fauntleroy) et la confrontation des deux tempéraments est si positive qu'on la répétera
 deux fois au cours des trois année suivantes. En 1937, ROONEY crève l'écran dans le rôle d'Andy Hardy, l'impétueux adolescent des Enfants du juge Hardy (A Family Affair); c'est le début d'une longue série. La même année, il joue pour la première fois aux côtés de Judy GARLAND, alors âgée de quinze ans, dans Le Jockey rouge (1937) (Thoroughbreds Don't Cry); leur collaboration se poursuit avec Place au rythme (1939) (Babes in Arms) et En avant la musique (1940) (Strike Up in the Band).
Si, pour l'état civil Mickey ROONEY a dépassé l'adolescence depuis longtemps, il continue malgré cela à jouer des rôles de jeune garçon pendant les années 40, jusqu'à ce qu'un embonpoint naissant l'oblige à s'orienter vers des personnages plus adultes. Ce changement de rôles ne l'empêche pas de continuer à travailler pour le cinéma et souvent avec d'excellents résultats. 

 
Avec Judy GARLAND

Twist, Copperfield et compagnie

A l'époque du cinéma muet, les acteurs-enfants ne posaient pas de trop gros problèmes mais l'avènement du parlant mit les producteurs de Hollywood à rude épreuve. Il fallait notamment trouver des voix capables de dire des textes anglais, en particulier les adaptations des classiques, sans qu'on perçût, barbarie suprême, l'accent de Brooklyn ou de Los Angeles. Dans les années 20, des enfants pleins de distinction, tels Ben ALEXANDER ou Philippe De LACY, avaient été assez convaincants dans le rôle de petits gentilshommes, mais leur époque était passée. Dickie MOORE, un gamin au visage angélique qui avait partie de Our Gang et qui avait été un des enfants les plus demandés pendant les années 30, incarna Oliver Twist dès 1933, mais, malheureusement pour lui, sans grand succès.

  
Dickie MOORE                    Philippe De LACY

C'est plus ou moins à la même époque que la MGM travaillait sans relâche à la préparation de David Copperfield (1935). Pour assurer une plus grande vraisemblance à la reconstitution historique, on engagea les meilleurs acteurs britanniques : Frank LAWTON, Basil RATHBONE, Maureen O"SULLIVAN, Elizabeth ALLAN et Roland YOUNG. Mais qui allait être David Copperfield ? Louis B. MAYER pensa un instant confier le rôle à Jackie COOPER, mais il était impossible d'en faire un Anglais et il fallut se résigner à envoyer outre-Atlantique des "découvreurs de talents". Ces derniers rencontrèrenet à Londres une vieille fille décidée, du nom de Millicent Bartholomew, qui s'occupait avec beaucoup de soins de son neveu, un garçon de neuf ans répondant au nom de Frederick Llewellyn.
Les "chercheurs" de la firme hollywoodienne demandèrent à voir Freddie et celui-ci leur offrit une preuve convaincante de son talent. Mais les lois en vigueur dans le Royaume-Uni interdisaient à un enfant si jeune de travailler à l'étranger et ils revinrent bredouilles. Les responsables de la production durent se résigner bon gré mal gré à donner le rôle de David Copperfield à Jackie COOPER. Le temps passait et le tournage allait commencer quand, par le plus grand hasard, Melle Bartholomew arriva en Amérique avec son neveu pour "rendre visite à des parents". Pour obéir aux règles de la courtoisie, elle alla saluer le sympathique personnel de la MGM (elle n'oublia pas d'emmener Freddie avec elle, habillé comme David Copperfield)... et décrocha immédiatement le rôle principal du film et un contrat de sept ans pour son jeune protégé.
De 1935 à 1938, le nom de Freddie BARTHOLOMEW brilla à côté de ceux des plus grandes étoiles du cinéma américains. Il fut le partenaire de Fredric MARCH et de Greta GARBO dans Anna Karénine (1935) (Anna Karénina); il obtint le rôle principal dans Le Petit Lord Fauntleroy (1936), Capitaines courageux (1937) (Captains courageous) et dans Le Proscrit (1938) (Kidnapped). A plusieurs reprises, on le préféra au trop envahissant Mickey ROONEY. Sa vie privée connut par contre de lamentables rebondissements : ses parents qui, pendant des années, n'avaient jamais rien fait pour lui se souvinrent subitement qu'ils avaient un fils qui faisait du cinéma à Hollywood, et que cela avait l'air de bien marcher. Ils accusèrent la pauvre vieille fille, qui s'était si bien occupé de lui, d'avoir exploité l'enfant. S'ensuivit une série d'empoignades juridiques interminables et odieuses au cours desquelles Freddie BARTHOLOMEW, tout comme Jackie COOGAN avant lui, perdit presque la totalité de ce qu'il avait gagné au cinéma.


Un "poil de carotte"

Pendant les années 30, la France eut également un petit roi de l'écran, qui devint célèbre avant BARTOLOMEW. C'est dans un film de Julien DUVIVIER tiré du célèbre roman de Jules Renard, Poil de carotte (1932), que le gracieux et délicat Robert LYNEN sut émouvoir le public jusqu'aux larmes. Après le rôle du petit paysan mal aimé, il interpréta Le Petit Roi l'année suivante et Éducation de prince, en 1938. Il joua d'ailleurs d'autres "classiques populaires" comme Le Petit Chose (1938) d'Alphonse Daudet ou Sans famille (1934), le très émouvant roman d'Hector Malot. Il eut aussi un petit rôle dans l'inoubliable Carnet de bal (1937); sa carrière cinématographique dura six ans. Pendant la guerre, LYNEN, qui faisait partie de la Résistance, fut arrêté et fusillé. Bizarre coïncidence, le grand Harry BAUR, qui avait été le père de LYNEN dans Poil de carotte, fut lui aussi arrêté par les Allemands à la même époque.


La plus célèbre des petites filles

C'est en 1932, que la petite vedette la plus célèbre de l'histoire du cinéma fit son apparition sur la scène de Hollywood. Cette gamine se nommait Shirley TEMPLE, et elle allait effacer tous ceux et celles qui l'avaient précédée dans ce genre d'emploi. Bien que les garçons se fussent toujours réservés les meilleures rôles, l'écran avait été très tôt envahi par de charmantes petites filles dont certaines, comme Helen BADGLEY, Marie OSBORNE et Peggy MONTGOMERY, avaient été pendant quelques temps les benjamines officielles de la nation. Mais tout cela se passait au temps du muet; Shirley TEMPLE eut la chance d'apparaître au bon moment et d'être la première fillette prodigue du parlant.

Après avoir suivi des cours de danses dès l'âge de deux ans (ses parents déclarèrent par la suite n'avoir jamais songé à lui faire entreprendre une carrière cinématographique), elle fut lançée dans la série Baby Burlesks (1932) par un découvreur de talents de l'Educational Film Corporation. Shirley obtint des rôles importants dans Kid'n Hollywood (où elle exécutait une désopilante parodie de Marlene DIETRICH), Polly-Tix in Washington et Pie Covered Wagon. Bien que ces films aient paru assez extravagants, l'Educational lança une seconde série intitulée Frolics of Youth (Amusements de jeunesse, 1933 - 1934). Les cours métrages interprétés par des enfants étaient monnaie courante à l'époque et rien ne laissait supposer qu'ils verraient naître une vedette (par ailleurs on sait que Shirley avait été écartée de Our Gang). De 1932 à 1934, elle joua des seconds rôles dans une demi-douzaine de longs métrages; dans l'un de ces films aujourd'hui oubliés, Stand Up and Cheer (1934), elle chantait la chanson "Baby Take a Bow" qui fut très remarquée. Le même évènement se produisit peu après dans Little Miss Marker (1934). Ce n'est pourtant qu'à la fin de l'année 1934 qu'elle devint célèbre avec Bright eyes (1934).


Sa carrière prit alors une autre envergure : en trois ans, elle fut le personnage principal d'une dizaines de films qui firent des recettes spectaculaires dans tous les pays de langue angalise. En 1940, alors que sa célébrité était au zénith mais que sa carrière touchait à sa fin, elle avait gagné environ trois millions de dollars en trente films.

Miss Hollywood


C'est un lieu commun d'affirmer que Miss TEMPLE fut vraiment un phénomène. Il est sans doute plus difficile de l'expliquer. Bien sûr, Shirley était mignonne, aimable et très sympathique, mais de nombreuses enfants de Hollywood l'étaient aussi, mais, surtout, elle était exceptionnellement douée. Elle fut cinq années durant le plus précieux trésor de Hollywood, une garantie absolue de succès et de recettes.
Dans tous les titres de ses films, on retrouve constamment les termes "petit" et "tout petit" (little et wee), et cela particulièrement pendant la période faste de 1934 -1939 : Le Petit Colonel (The Little Colonel), Our Lttle Girl, La Petie Rebelle (The Littlest Rebel), etc.
Quelques titres n'obéissaient pas à la règle, comme Curly Top (1935)  et Tchin-Tchin (1936) (Dimples), mais ils furent rares. Ses admirateurs adoraient la voir secouer ses boucles, froncer les sourcils et agiter son petit doigt en disant
  sur un ton convaincu : "Méchantes, les grandes personnes sont méchantes !". Comme tous les enfants du cinéma, elle interprétait le plus souvent le rôle du petit ange qui encourage d'un sourire les gens hésitants et réconcilie d'un seul geste les pires ennemis. Et on devine aisément tout ce que le parlant apporta à un tel personnage : non seulement le petit ange est très mignon, mais en plus, il a une voix adorable !

Maintenant que la "Shirleymania" appartient au passé, il est possible de porter un jugement sur ses films et de les apprécier pour ce qu'ils sont : le produit sans prétention mais absolument efficace d'un Hollywood plein d'espérance et de générosité. Bien sûr le succès ne dura qu'un temps et, dans les années 40, le public commença à oublier Shirley TEMPLE. Celle-ci avait d'ailleurs grandi, juste assez pour pouvoir interpréter des rôles de gracieuses adolescentes, dans unedernière douzaine de films, avant de se consacrer à partir de 1949 à  des choses plus sérieuses.

La fin d'une époque -

 






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